Du 04 au 11 février, Wiken en contes débarque enfin à Douala. Après des éditions à succès à Yaoundé, c’est au tour des enfants de la capitale économique de profiter de divertissements à la clé. On est allé à la rencontre de notre partenaire Armelle Touko, organisatrice de l’événement et directrice d’Adinkra

Bonjour Armelle. Peux-tu te présenter ?

Je suis Armelle Touko, CEO des Editions Adinkra, Maison d’Edition spécialisée dans le livre numérique pour enfants, et promotrice de l’évènement Wiken en Contes qui se tiendra à Douala du 06 au 07 Février prochain.

Qu’est-ce que c’est wiken en contes ?

Wiken en contes est un évènement de divertissement autour du conte, des activités d’éveil et d’animation, offert aux enfants de 4 à 11 ans, durant la période de la fête de la jeunesse, pour leur permettre de s’ouvrir à la culture tout en s’amusant.

Les activités au programme sont :
 02 spectacles de contes – Jeux – chants et chantefables avec la troupe L’équipe du Sud
 La danse traditionnelle avec la troupe Les performers
 L’atelier Muna-Slam avec l’artiste slameuse Ernis
 L’atelier de dessin avec L’illustrateur Cédric Metino
 L’atelier de lecture du livre « Akouma et l’arbre enchanté » par Marylène Owona auteure de littérature jeunesse
 02 ateliers d’animation et d’éveil avec le centre Montessori Langa Lé ndé Bia (Nature paint – Self confidence – Team building)
 De nombreux autres jeux tels que le Ndorchi, le pousse pion, la course du sac, la corde à sauter, etc…

Pour quelle cible est-ce ?

Wiken en Contes concerne les enfants de 4 à 11 ans. Des monitrices qualifiées sont chargées de leur encadrement, ce qui permet aux parents qui le souhaitent, de les laisser le matin à 10heures, et de passer les récupérer en soirée à 16heures, en toute confiance.

Combien d’enfants et parents sont attendus ?

100 enfants sont attendus par jour, soient 200 enfants sur les 2 jours. Bien entendus, le programme journalier varie d’un jour à l’autre. L’espace est assez grand et sécurisé pour permettre aux enfants de se déployer en toute sécurité. Des dispositifs de lavage des mains sont disponibles sur le site, mais aussi du gel hydroalcoolique à l’entrée.
Wiken en Contes est une activité inédite dans la ville de Douala, nous invitons les parents à en faire profiter les enfants au maximum.

Qui peut-il contacter si l’on souhaite s’inscrire?

Infos et billetterie par appel direct ou whatsapp au 693229034. Vous payez par OM ou MoMo et nous vous mettons à disposition le ticket numérique.

Hygiene intime : Les règles d’or

De nombreux produits, savons et techniques de lavage pour l’hygiène intime fleurissent sur Internet.
Notre experte, le dr Pechens Owona, de la pharmacie du Centre à Douala, vous donne 6 bonnes astuces du quotidien :

  • Eviter les toilettes intimes excessives et les douches vaginales : se laver en surface sans être trop intrusive car cela nuirait à la flore vaginale
  • Lavez-vous avec votre main et limitez l’usage du gant de toilette, véritable nid à microbes
  • Choisissez bien votre solution lavante intime : n’utilisez pas de savon, car il assèche les muqueuses.
  • Pensez toujours à vous essuyer d’avant en arrière aux toilettes et non le contraire, afin d’éviter la propagation de bactéries depuis l’anus vers le vagin
  • Pour assécher la zone après le nettoyage, prenez une serviette propre et épongez en tapotant doucement
  • Ne portez pas de sous-vêtement trop petits ou serrés. Optez pour des sous-vêtements faits de coton blanc, au lieu de fibres synthétiques, pour assurer une meilleure aération. Changez-les au moins une fois par jour.

Parce qu’offrir est dans notre ADN et parce que les fêtes sont un moment de partage, nous vous offrons 80g de pâte à modeler.

Il suffit de nous envoyer un message sur whatsapp : https://bit.ly/2Iljz65

A demain pour un nouveau cadeau

 

« A 20 ans quand tu arrives à l’université, tu veux seulement manger la vie. Les gos étaient belles, mes parents avaient un peu… J’étais en haut »

C’est ainsi qu’Arthur commence à me raconter son histoire.

« A l’époque, j’avais bien sûr été sensibilisé dans le cadre de la lutte contre le Sida. Mais ça me semblait lointain. Et puis je ne couchais qu’avec des filles bio. De celles qui ont l’air vraiment propre… C’était bête »

Entre deux cours, Arthur entretenait trois liaisons et quelques autres conquêtes. Il suffisait qu’il invite une fille à réviser dans sa chambre ou qu’il la drague dans une des nombreuses soirées du campus pour en obtenir les faveurs. Il se protège avec ses conquêtes mais pas avec ses « titulaires ». Ce sont des filles « bien ». Pour lui, demander ou même penser à faire un test c’est un peu une insulte. C’est vrai qu’il a bien peur qu’elles tombent enceinte mais bon il sait se retirer.

« J’avais de bons résultats scolaires alors mes parents m’envoyaient plus d’argent. J’étais vraiment heureux. Je faisais partie des boss du campus »

En fin d’année, il obtient même un stage dans une multinationale grâce à un oncle bien placé. Le saint graal. Sa côte grimpe encore plus… Arthur est sur un nuage et va sereinement faire ses examens médicaux. Le lendemain en arrivant au Centre, on lui demande de s’asseoir dans une salle à part afin de rencontrer le médecin. Il tique mais ne s’alarme pas, trop préoccupé par son futur challenge. Dans le bureau du médecin ce dernier ne mâche pas ses mots et lui demande de but en blanc « mon fils… sais tu ce que c’est que le SIDA ? »

« C’était comme recevoir un coup de poing dans le ventre. Mon souffle s’est coupé, je ne respirais plus. J’avais le SIDA dont on parle à la télé »

 

Le médecin lui glisse ses résultats et tout le reste est toujours complètement flou pour lui. Les recommandations, les conseils, l’infirmière qui vient le tirer de sa torpeur… Arthur ne dit plus un mot. Il se taira pendant trois jours. Avant de s’effondrer et de pleurer les trois jours suivants. Arthur pense que sa vie est finie. Les semaines qui passent sont comme dans un film. Il multiplie les rendez-vous à l’hôpital pour caler son traitement et faire des examens supplémentaires. Le plus dur est d’appeler ses copines : il a peur que tout le monde soit au courant. Ses parents, sa famille, ses amis… Que leur dira-t-il ? Pendant un mois il se renferme et se morfond. Sa date de stage approche mais il ne trouve pas la force de continuer ses démarches.

 

Il sait désormais qu’en ayant une hygiène de vie stricte il pourra vivre avec la maladie à la condition de prendre le traitement tous les jours à la même heure. Mais lui, veut mourir. Il a bien trop honte. Pourquoi lui ? Pourquoi cette saleté ? Quand il sort, il a l’impression que le virus va sortir de son corps et s’afficher sur sa peau. Petit à petit, il déprime et décroche de la fac. Il s’enferme dans sa chambre et ment à ses parents que tout va bien.

Au bout d’un mois, son oncle débarque sur le campus : le stage n’a plus de nouvelles d’Arthur. Il s’inquiète. C’est sa première confrontation avec le monde extérieure. La première fois qu’il a pu dire de sa bouche « j’ai le Sida ». Effaré, son oncle appelle ses parents qui débarquent dans l’heure. Sa mère a hurlé, arguant qu’on avait lancé la « sorcellerie » à son fils. Son père plus pragmatique lui a demandé de n’en parler à personne. Il devait quitter sa chambre universitaire et poursuivre ses cours en vivant dans la maison familiale. Mais Arthur a tenu à informer ses trois copines.  Si les deux premières se sont effondrées, la troisième semblait passive, assez pour qu’il comprenne qu’elle se savait déjà malade. L’avait-elle contaminé ? Ou était-ce l’inverse ? Sa charge virale ne permettait pas de le dire.  Il ne le saura donc jamais vraiment.

 

 

Aujourd’hui Arthur est dans une école de commerce où il passe son master. Il vit comme tout le monde mais ne boit pas, ne fume pas, mange sain et ne sort presque pas. Il est célibataire car il a trop peur d’en parler et d’être jugé… pour l’instant. Comme lui 540.000 personnes vivent au quotidien avec le VIH au Cameroun dont 67% de femmes.

Si on peut y survivre, le traitement reste lourd et demande beaucoup de discipline. La meilleure solution reste de se protéger ou de pratiquer l’abstinence.

Il y a quelques mois après un tweet sur les violences conjugales, Ma Famille a échangé avec Patricia qui a vécu, petite, la violence de son père à l’égard de sa famille. Des décennies plus tard, elle nous raconte son vécu, ses traumas et le long chemin vers la guérison. Nous avons retranscrit son témoignage […]

Enterrés affiche

Après l’immense succès critique de W.A.K.A , la réalisatrice Françoise Ellong nous revient avec un long métrage qui fera bouger les lignes. Enterrés est un film de 88 minutes qui donne la parole aux victimes de pédophilie au sein de l’Eglise Catholique et dénonce le mutisme dont fait preuve ses dirigeants.

Quatre amis d’enfance proches de la quarantaine se retrouvent grâce à l’initiative du plus vieux d’entre eux, Ndewa, 39 ans. Ils ont gardé contact depuis toutes ces années et en faisant le bilan de leurs vies ils réalisent que tout va mal. Ndewa donne donc rendez-vous à ses camarades sur un terrain vague isolé, avec pour objectif d’enterrer des symboles de leurs vies et s’ouvrir de nouvelles perspectives. Quand ce dernier sort une clé, il replonge le groupe dans l’enfer de leur enfance au cœur d’un orphelinat tenu par des religieux et plus particulièrement « Daddy », le dirigeant de l’orphelinat qui gagnait la confiance des enfants grâce à cette clé…

 

 

J’ai été bouleversée un soir par un reportage à la télé qui donnait la parole à des hommes et des femmes victimes d’attouchements ou de viols dans des orphelinats, des pensionnats ou des internats tenus par des religieux

Françoise Ellong décide donc de briser le silence, arme favorite, selon elle des bourreaux.  » Si nos enfants ne sont même plus en sécurité dans la maison de Dieu ou tout autre lieu dirigés par ses serviteurs, où le seront-ils ? » scande-t-elle

 

Brillament emmené par un quatuor hors du commun, le film fait déjà l’unanimité. Ses acteurs, Anurin Nwunembom (Meilleur acteur Festival Ecrans Noirs 2018), Lucie Memba Bos (Prix du Meilleur Second Rôle CAAFAS), Emy Dany Bassong et Denis Etouka portent le film à « bras le coeur »

 

Rendez-vous le 27 novembre pour l’avant première à Canal Olympia Douala

Aveiro Djess le nyama

Ma Famille est allé à la rencontre de Djess Aveiro pour parler de son dernier titre « Le Nyama »

Le Douala Grand Mall vient enfin d’ouvrir ses portes au grand public. Après des années de travaux, le plus large Mall d’Afrique Centrale aurait accueilli 10.000 personnes pour son lancement, avec en figure de proue le magasin Carrefour

Waouw, le magasin Carrefour du DGM est magnifique. Propre, bien agencé… Carrefour est à saluer

 

Les internautes s’en sont donné à coeur joie. Le Carrefour Market Douala Grand Mall s’étend sur 3000 m2 et fournit à 90% des produits Made In Cameroon en mettant un accent fort sur les emplois locaux. Carrefour Market sera assurément LE spot où faire ses courses de Noël

Le Douala Grand Mall quant à lui représente un investissement total de 80 milliards de fcfa portés par Actis et Douala Retail Convention Center entre autres. Il est composé de 160 magasins et boutiques, 22 restaurants ainsi qu’un cinéma sur 18 500 m²

Plus d’infos :

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En cette rentrée scolaire post covid19, nombre de parents se demandent qui aura droit à un masque pendant les classes. Bien que le taux de rémission soit élevé au Cameroun, la covid19 continue de faire des victimes. Le respect des mesures barrières notamment le port du masque reste prescrit. Si le cache nez est obligatoire pour les adultes dans les lieux publics, il n’en est pas de même chez les tout petits. Des  élèves de la maternelle en passant par ceux du primaire, il est impératif de savoir à quel âge un enfant peut porter un masque et les dispositions à prendre afin de les protéger du coronavirus.

Explications du Pr Yab BOUM,  responsable de recherche opérationnelle au Centre des urgences des opérations de santé publique, représentant Epicentre pour l’Afrique.

A partir de quel âge les enfants peuvent-ils porter un masque ?

Nous sommes face à une nouvelle maladie et les connaissances apparaissent chaque jour. Ce qui nous permet d’adapter nos recommandations. A ce jour, il s’avère que les enfants ont des manifestations asymptomatiques voire bénignes du virus. De plus, il est important de voir la capacité de ces derniers à bien porter le masque de même que le véritable risque de transmission qui dépend du taux de transmission du virus dans leur communauté. Il y a aussi l’impact psychologique du port du masque qui est à prendre en compte surtout chez les tout petits. Pour ces diverses raisons, l’Organisation mondiale de la santé et l’organisation des nations unies pour l’enfance recommande le port du masque chez les enfants de 12 ans et plus. Les enfants de moins de 5 ans n’ont donc aucune obligation de port de masque

Et les autres tranches d’âge ?

Pour ceux qui ont entre 5 et 12 ans, l’usage est recommandé. S’ils vivent dans des environnements ou le virus circule de manière intense. Si un cas de covid19 a été signalé dans leur maison, le port du masque peut être recommandé. Pour les plus de 12 ans comme pour les adultes, le port du masque est recommandé. L’éducation et la sensibilisation sont des atouts majeurs pour protéger nos enfants. Le lavage des mains avec du savon doit être inculqué afin qu’ils puissent le faire autant que possible lorsqu’ils sont à l’école et à leur retour à la maison.

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Si les parents veulent quand même utiliser un masque ?

Il est important que les masques qui sont mis à la disposition des enfants soient ceux qui répondent aux critères fixés par le gouvernement en collaboration avec l’agence des normes et de la qualité. Qu’ils soient réutilisables ou jetables, le respect des normes est la seule garantie pour protéger les enfants mais aussi leurs parents une fois à la maison. Sur le plan économique, les masques en coton réutilisable sont des exemples à fournir à nos enfants pour la rentrée scolaire, s’ils sont normés

Propos recueillis par Elise Ziemine Ngoumou de Cameroon Tribune.

 

Ce que Veulent les hommes
« Ce que veulent les hommes », avec Taraji P.

 

 

Vous souvenez-vous du film « Ce que veulent les femmes » sorti en 2000 ? L’histoire d’un coureur de jupons qui du jour au lendemain pouvait lire dans la tête des femmes et du coup les comprendre. La version féminine est sortie en février 2019 : Taraji P. campe le rôle d’une femme qui veut désespérément réussir dans un monde d’hommes et qui par de fortuits évènements, arrive du jour au lendemain à entendre leurs voix intérieures.

Cette adaptation 2.0 démontre que 20 ans après le même problème se pose : comment comprendre le sexe opposé ? ET donc comment communiquer avec lui ? Après tout, les Hommes viennent de Mars et les Femmes de Vénus… (ou pas mais c’est une autre histoire). Toujours est-il que d’après les théories évolutionnistes, les femmes parlent beaucoup parce qu’elles restaient dans la caverne pour s’occuper des enfants tandis que les hommes allaient à la chasse. Une histoire d’ADN datant de l’apparition de l’Homo Sapiens.

Ayant surtout connu des couples où les deux partenaires parlent en continu et partagent une grande complicité, j’ai voulu me pencher il y a deux jours sur ces couples où l’un des deux partenaires ne parle pas ou peu.

Comment fait-on quand la parole se fait rare ? Comment se faire comprendre ? Comment comprendre l’autre ? Cela me semblait de prime abord compliqué bien trop compliqué, peut-être mission impossible… J’ai posé la question aux internautes.

 

https://twitter.com/Ma_ow/status/1310686441236762629?s=20

 

Une première chose m’a frappée : le « problème » semble récurrent. J’ai reçu une trentaine de réponses en 24h. Mais aussi des anecdotes cocasses qui témoignent d’une recherche d’équilibre au sein du couple, souvent pour se compléter, souvent pour se compenser voire juste exister. Une seconde chose m’a frappée : le problème n’en est pas vraiment un, le bavardage de l’un meuble le silence de l’autre

 

https://twitter.com/RaoulFongue/status/1311025544318910466?s=20

Et les non bavards jouent le jeu…

https://twitter.com/IamVudrey/status/1310846656942936071?s=20

… hommes comme femmes…

https://twitter.com/CNanfack/status/1310690180312059904?s=20

 

Etre le bavard finalement, c’est parler pour les deux. Et si le non bavard se complaisait dans le rôle d’écoute ? Dans le rôle de l’oreille attentive qui satisfait son partenaire grâce à une simple écoute… Quel incroyable super pouvoir : avoir la capacité de laisser l’autre être. Mieux encore fixer des règles qui permettent au bavard de suivre un fil : contracte ton histoire, essaie d’aller au but, écoute moi aussi. Parce que oui, les non bavards parlent aussi quand on aborde leurs passions et leurs sujets favoris. A dose modérée certes…

https://twitter.com/Jessica_Ngoua/status/1310705025350602753?s=20

C’est aussi là apprend on, qu’intervient la puissance de la communication non verbale. Avec une parole bien placée, un sourire de convenance, un hochement de tête compréhensif… le non bavard communique plus qu’en une longue conversation avec le bavard qui sait décrypter ses non dits.

Au final, on en serait à se demander si les fondements des couples binaires ne sont pas plus assis et plus inscrits dans la durée que ceux des couples complices. Parce qu’au final, comprendre et apprécier son opposé c’est chaque jour aller au delà de soi, hors de sa zone de confort

Qu’en dites-vous ?