La fistule obstétricale est une conséquence dramatique de l’accouchement difficile ou prolongé, matérialisée par la création d’un passage anormal entre le vagin et la vessie et/ou le rectum par lequel l’urine et/ou les matières fécales fuient constamment. Les femmes et filles atteintes de Fistule Obstétricale font face à une stigmatisation dévastatrice, qui favorise la honte, l’isolement, la marginalisation et même l’exclusion sociale.

L’enquête de l’institut national des statistiques révèle que la prévalence de la fistule obstétricale est de 20.000 cas avec une incidence estimée à 2.000 nouveaux cas chaque année. Cette enquête révèle également qu’environ 6.000 femmes meurent par an au cours de leur grossesse ou en donnant la vie. Et pour chaque femme qui meurt, au moins 20 autres survivent, avec des complications, dont une des plus graves et mal vécues est donc cette fistule obstétricale.

Au Cameroun, d’après l’enquête à indicateurs multiples par grappe conduite en 2014, la prévalence de la fistule obstétricale est de 20 000  cas avec une incidence estimée à 2000 nouveaux cas chaque année.  Cette enquête révèle également qu’environ 6000 femmes meurent  par  an au cours de leur grossesse ou en donnant la vie. Et pour chaque femme qui meurt, au moins 20 autres survivent, avec des  complications, dont une des plus graves et humiliantes est la fistule obstétricale.

Etats des lieux de l’impacte de la Fistule Obstétricale au Cameroun. Source: UNFPA

Au rang des obstacles qui empêchent les progrès dans la lutte pour l’élimination de la Fistule Obstétricale au Cameroun l’on note la persistance des pratiques néfastes comme l’excision, le mariage d’enfants dont l’âge atteint à peine 17 ans et son  corolaire les grossesses précoces, le faible niveau d’information et de sensibilisation, la faiblesse des systèmes de santé, en général,  et l’absence des centres communautaires de référence des malades, en particulier, ainsi que l’insuffisance de ressources allouées à  la  réinsertion socio-économique. Dans un tel contexte, de nombreuses femmes et filles sont privées de leurs droits fondamentaux  et  de leur dignité. Dans certaines localités, la moyenne d’âge des femmes atteinte de Fistule est  à peine de 13ans. 

Quelques caractéristiques des survivante de Fistule Obstétricale au Cameroun.
Source: UNFPA au Cameroun.

Les « fistules obstétricales », c’est un problème de santé encore un peu tabou… Et pourtant, on progresse ! Généralement, ces fistules sont les conséquences d’un accouchement difficile ou mal suivi avec un travail prolongé qui va entrainer une rupture entre le vagin et le rectum et/ou entre le vagin et la vessie. Le gouvernement Camerounais et le Fonds des Nations Unies pour la population sans cesse mènent des campagnes C’est en en parlant et en menant de telles campagnes auprès des femmes que l’on réglera ce problème qui touche tant de femmes et qui ne mérite pas que l’on en ait honte !

Dans quelques mois, vous allez devenir une marathonienne. Un accouchement est comparable à cette course incroyable. L’expérience de la douleur lors de l’accouchement varie beaucoup d’une femme à l’autre. Pour cette raison, vous devriez vous sentir libre d’adopter l’approche, naturelle ou médicamenteuse, qui vous convient le mieux pour la contrôler. Pour vivre au mieux ce marathon, supporter vos contractions et gérer la douleur, Audrey Garrigue, sage-femme, vous donne ses astuces.

1. Respirez

Comment bien respirer ? C’est facile, il suffit de caler votre respiration sur la contraction. Quand elle arrive, prenez une petite inspiration et soufflez pendant toute la contraction. Dès que vous n’avez plus d’air, reprenez une petite inspiration et soufflez de nouveau longuement. C’est ce que l’on appelle, la respiration profonde.

Il y a de nombreux avantages à bien respirer pendant le pré-travail (avant la péridurale pour celles qui la souhaitent) :

– Vous oxygénez votre utérus qui est un muscle qui a besoin d’oxygène pour bien fonctionner.

– Vous oxygénez aussi bien votre bébé qui en a particulièrement besoin à ce moment.

– Vous détournez votre attention de la douleur en vous concentrant sur la respiration

2. Marchez

A la maison ou la maternité, avant d’avoir la péridurale, pensez tout simplement à marcher. Etre en mouvement vous permet de mobiliser votre bassin et d’aider votre bébé à descendre. Cela vous fera donc le plus grand bien.

3. Étirez-vous

Pendant les contractions, on a tendance à se contracter. Il faut donc vous étirer pour vous détendre et faciliter le travail. Le papa se met debout, une écharpe autour du cou. Vous vous accroupissez devant lui et vous tenez l’écharpe par les deux bouts. Le papa se recule légèrement pour exercer une légère traction. Cette position est antalgique et vous fera donc le plus grand bien. 

4. Prenez un bain ou une douche chaude

A la maison, avant de partir à la maternité, vous pouvez prendre une douche ou un bain chaud pour vous soulager. Cependant, si vous avez perdu les eaux, mieux vaut partir directement à la maternité. Si vous êtes très mouillée par les eaux, vous pouvez prendre une petite douche pour vous rafraîchir rapidement.

5. Savourez le moment entre deux contractions

Une fois que la contraction est passée, soufflez un grand coup et profitez de ce moment. Un seul mot d’ordre: détendez-vous. Évitez de penser à la prochaine contraction, savourez le moment présent.

6. Mettez-vous sur le côté

La tête du bébé doit se frayer un chemin dans le bassin. En bougeant, vous lui facilitez le travail. Avec la sage-femme, trouvez une position qui vous convient. Mettez-vous sur le côté droit dans le lit, ou sur le côté gauche pendant un certain temps. Mettez un coussin d’allaitement entre vos jambes en remontant la jambe du dessus très haut. Cette position vous permet de vous décambrer et de faciliter ainsi le passage du bébé.

7. Jouez au ballon

Allongée sur le dos, levez vos jambes et demandez à la sage-femme de placer un gros ballon en dessous. Demandez au papa de faire bouger le ballon en faisant des petits cercles. Ces mouvements permettent de mobilier le bassin.

8. Placez une galette sous vos fesses

La sage-femme place une galette sous vos fesses : il s’agit d’un cercle mou (souvent utilisé chez le kiné). Cela vous met en instabilité et permet à votre bassin de rester mobile. Cela évite en effet à votre sacrum et à votre coccyx d’être sur un plan dur ce qui leur permet de plus bouger et de faciliter ainsi le travail.

9. Demandez un massage au papa

C’est le moment de l’inclure dans votre accouchement. Il semble démuni face à votre douleur ? Montrez-lui qu’il peut vous soulager en posant simplement sa main dans le bas de votre dos. Demandez-lui de vous masser légèrement cette zone et guidez-le. 

Source: guigoz.fr

Quand partir à la maternité?

Ca y est ! Vous êtes au terme de votre grossesse. Vous avez déjà préparé votre sac pour la maternité, la chambre de bébé est prête. Vous attendez impatiemment de tenir votre petit bout dans vos bras Et cipiter à la maternité ou attendre que l’épisode de votre série préférée se termine ? Ne paniquez pas, on vous dit tout sur les signes d’un accouchement imminent.

Le faux travail

Au cours du dernier mois de grossesse, la future maman est souvent prise de douleurs utérines plus ou moins dont l’intensité peut varier. Il peut être tentant de se rendre à la maternité dès les premiers tiraillements mais il s’agit en réalité de simples contractions traduisant un « faux travail ». Votre utérus se contracte et vous ressentez souvent des douleurs qui s’apparentent à de légères douleurs de règles. C’est votre utérus qui s’entraîne pour le Jour J . Ces « fausses » contractions surviennent généralement en fin de journée lorsque la maman est fatiguée. Elles surviennent généralement à partir du septième fois de grossesse.

Comment reconnaitre un faux travail ?

La plupart du temps ces fausses contractions se traduisent par des réactions physiologiques : une douleur d’un côté ou de l’autre du dos, le ventre qui durci pendant environ une minute, et vous constaterez qu’elles ne sont ni régulières ni constantes. Pour les calmer, vous pouvez prendre une douche ou un comprimé antispasmodique comme le Spasfon. Si les douleurs s’arrêtent alors vous n’avez rien à craindre. Si toutefois, les douleurs s’intensifient et que vous ne parvenez pas à les identifier, rendez-vous à l’hôpital. Rassurez-vous, le personnel médical à l’habitude des mamans inquiètes vous ne serez en aucun cas ridicule.

La perte des eaux

Vous voyez ces films où l’actrice perd les eaux de manière théâtrale ? Un déluge qui signifie au partenaire qu’il est temps de paniquer ? Dans la vraie vie, la perte du liquide amniotique n’est pas toujours aussi bruyant. Il peut aussi s’écouler en douceur. Il est reconnaissable à son aspect semblable à de l’eau et à sa tiédeur. Il arrive aussi que la poche des eaux ne se rompe pas en une fois mais se fissure progressivement. Dans ce cas l’écoulement ne se fait pas en un seul jet mais en plusieurs petites coulées similaires à des fuites urinaires. Il recommandé ici de mettre une serviette hygiénique pour éviter l’entrée dans le vagin de bactéries. Cela permettra aussi de mesurer la quantité ainsi que la fréquence des coulées. Si votre serviette hygiénique est très mouillée par un liquide incolore et que vous deviez la changer toutes les heures à toutes les 30mn alors il s’agit bien de la perte du liquide amniotique. Ce dernier est parfaitement inodore et incolore, vous ne pourrez donc pas le confondre à des fuites urinaires qui elles sont jaunes et ont une odeur âcre. Si vos eaux ont une couleur verdâtre alors courez vers la maternité : votre bébé en souffrance foetale, a relâché son méconium dans les eaux pour vous signifier qu’il y a un problème.

A partir du moment où vous avez perdu les eaux, vous devez vous rendre immédiatement à la maternité. Votre bébé n’est plus protégé et le travail ne va plus tarder. Eviter les routes caillouteuses cela ne fera que précipiter la perte du liquide amniotique et privilégiez la position semi-assise ou allongée pour le transport. Toutefois, si au bout de 6h le travail n’a pas démarré, les médecins devront déclencher l’accouchement. Vous ne pouvez pas faire plus de 48h avec une poche des eaux rompue. Jusqu’au moment de la délivrance, il vous sera interdit de manger mais vous pourrez boire de l’eau en petite quantité.

Les « VRAIES » contractions

Les véritables contractions donnent le top départ pour la maternité. Elles sont facilement reconnaissables. Elles sont similaires à des règles très douloureusess et s’intensifient au fil des minutes. Encore une fois, chaque femme réagit différemment. Les plus chanceuses auront un travail rapide (mais plus intense)en moins de 10h, avec des contractions longues et peu espacées. D’autres par contre entreront dans un travail long et progressif avec des contractions peu intense et à de larges intervalles.

Au début, il s’écoulera 30 minutes entre chaque contraction, puis vous sentirez ces contractions toutes les 15 minutes, puis toutes les 10 minutes et lorsque les contractions se manifesteront à 5 minutes d’intervalle, sur plus d’une heure, il sera temps pour vous d’aller à l’hôpital et d’accueillir bébé. Contrairement au faux travail, rien ne peut calmer les vraies contractions. Elles seront de plus en plus douloureuses et de plus en plus longues. En comparaison, elles sont comme une vague, qui monte crescendo. La douleur est d’abord très légère et s’accentue au fil des secondes jusqu’à atteindre son summum, elle redescend ensuite telle une vague qui se retire du littoral.

Ne focalisez pas votre esprit sur la douleur ou sur la crainte de la prochaine contraction. Le stress ne fera qu’augmenter la douleur. Profitez plutôt pour reprendre votre souffle et dites-vous bien que la prochaine contraction vous rapproche de la venue de votre bébé.