Voir, trop jeune, un parent partir n’est pas dans l’ordre des choses. Petits, nous imaginons nos parents nous accompagner dans les plus grands moments de notre vie : le Bac, l’Université, le mariage, les bébés… Les réalisations suggérées par la Société. Et pourtant, les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite…

Mon père fut hospitalisé en plein saison sèche. Et pourtant j’avais tout le temps froid. Je me souviens de ce jour où s’un ton enjoué, il me félicitait pour la réussite de mon examen. Avant de me demander si la maison était bien rangée : son état s’était drastiquement amélioré et il avait hâte de rentrer auprès des siens. Les blagues fusaient et c’était bon de le voir rire. Je le quittai le cœur léger en pensant à quel point il était bon de le voir heureux. Le plus dur était derrière nous…


Croyais-je… : quelques heures plus tard les médecins nous convoquèrent pour nous dire que son état s’était dégradé. 24 heures plus tard, par une nuit sans vent, il rendit l’âme.


Stupeur, déni, rejet : la nouvelle transperça mon coeur comme une flèche me laissant dévasté par des sentiments d’échec, de désespoir et d’abandon. Je me sentais abandonné. Par mon père, par la vie. Et au milieu, cette interrogation qui me taraudait le cerveau : “que sera mon avenir maintenant que mon Père n’est plus ?”
Avez-vous déjà eu à vous poser cette question ? Ou peut-être avez-vous déjà perdu un être cher ? Dans tous les cas, voir mon père partir, c’était aussi voir tous mes rêves s’envoler, mon avenir compromis et ma confiance s’ébranler Ma vie changeait du tout au tout…

Mon parent, celui qui devait prendre soin de moi, faire des sacrifices pour m’apporter le meilleur, se priver pour subvenir à mes besoins n’était plus. Mon lion n’était plus. Dans la savane, le lion et le lionne veillent farouchement sur leurs petits. Si le lion est terrassé alors le lionceau doit sortir les griffes et se battre. Remonter la pente et m’en sortir devint vite une obsession qui me permettait, tant bien que mal de fuir la douleur. Il était temps pour moi de devenir responsable, m’en sortir par mes propres moyens et utiliser l’éducation que m’avait légué mon père pour être une personne bien. C’est à ce moment que j’ai eu la plus grande leçon de ma vie : on ne peut contrôler ce qui nous arrive dans la vie. Qu’importe votre niveau d’études, votre rang social, vos moyens financiers…

Mais on peut contrôler comment on y réagit et ce que l’on en fait. Tout est dans l’attitude comme l’indique cette formule de Zig ZIGLAR, VIE = EVENEMENTS + REACTIONS


Je sais combien la perte d’un peut déstabiliser la vie d’un enfant. Chez nous, on épargne peu et on souscrit tout aussi peu aux assurances décès. Les problèmes liés à l’héritage sont légions et cela prend des décennies avant que l’on ne puisse toucher un quelconque leg. Mais ne perdez pas espoir. Vous êtes le capitaine de votre vie. Pour y arriver je partage avec vous des conseils pratiques que j’ai eu à appliquer :

Vous en avez assez des repas avec les enfants qui se passent mal ? Voici les conseils d’une psy pour que tout roule…

Sylvain, papa de Sarah : « Elle veut manger toujours la même chose ! »

Réponse du psy : Elle ne veut manger que des coquillettes/jambon et des yaourts aux fruits ? Elle refuse tous les légumes, les fruits, le poisson ? Continuez à lui proposer de tout. Ne capitulez pas : continuez à servir des légumes à chaque repas. N’essayez pas de les déguiser, faites simple et toujours présentés pareil, car il a besoin de temps pour apprivoiser chaque plat. Expliquez-lui qu’elle est grande maintenant et qu’elle a droit au menu des parents. Faites les courses et cuisinez avec elle des saveurs variées.

Louis, papa de Basile : « Mon fils veut “s’amuser” en mangeant ! »

Réponse du psy : Si votre bout de chou a tendance à délaisser la cuillère pour manger avec les doigts, laissez-le patouiller dans son assiette. Si vous lui refusez cette étape de “nourriture-plaisir”, et que vous l’obligez à manger proprement trop tôt, il exprimera son mécontentement en transformant les repas en épreuves de force. Laissez-le jouer en mangeant, il est en train d’éveiller ses 5 sens : le goût, l’odorat, le toucher, la vue et l’ouïe ! Attendez ses 3 ans pour lui demander de bien tenir sa fourchette et de ne pas s’en mettre partout.

Nour, maman de Kenza : « Elle grignote toute la journée et ne mange rien à table ! »

Réponse du psy : Le grignotage est une sacrée tentation à partir de l’âge où l’on commence à ouvrir les placards tout seul. Attention à ne pas l’encourager. Proscrivez le “bonbon-pansement” donné systématiquement à un enfant triste ou qui s’ennuie. Si elle chipote à table, dites-lui tout simplement : « Tu n’as plus faim, ok, tu sors de table, tu mangeras mieux ce soir au dîner. » Fin de l’histoire. Ne lui proposez pas un maxi-goûter deux heures plus tard, sous prétexte qu’elle n’a rien mangé au déjeuner. Savoir se montrer ferme est nécessaire.

« Giulia veut manger toute seule »

« Même si elle n’arrive pas encore à manier ses couverts, elle ne veut plus être aidée, autrement elle ne mange pas. Ce qui est parfois compliqué, avec la soupe par exemple. Je lui donne une cuillère et j’essaie de l’accompagner. »

Federica, maman de Giulia, 19 mois.