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En cette rentrée scolaire post covid19, nombre de parents se demandent qui aura droit à un masque pendant les classes. Bien que le taux de rémission soit élevé au Cameroun, la covid19 continue de faire des victimes. Le respect des mesures barrières notamment le port du masque reste prescrit. Si le cache nez est obligatoire pour les adultes dans les lieux publics, il n’en est pas de même chez les tout petits. Des  élèves de la maternelle en passant par ceux du primaire, il est impératif de savoir à quel âge un enfant peut porter un masque et les dispositions à prendre afin de les protéger du coronavirus.

Explications du Pr Yab BOUM,  responsable de recherche opérationnelle au Centre des urgences des opérations de santé publique, représentant Epicentre pour l’Afrique.

A partir de quel âge les enfants peuvent-ils porter un masque ?

Nous sommes face à une nouvelle maladie et les connaissances apparaissent chaque jour. Ce qui nous permet d’adapter nos recommandations. A ce jour, il s’avère que les enfants ont des manifestations asymptomatiques voire bénignes du virus. De plus, il est important de voir la capacité de ces derniers à bien porter le masque de même que le véritable risque de transmission qui dépend du taux de transmission du virus dans leur communauté. Il y a aussi l’impact psychologique du port du masque qui est à prendre en compte surtout chez les tout petits. Pour ces diverses raisons, l’Organisation mondiale de la santé et l’organisation des nations unies pour l’enfance recommande le port du masque chez les enfants de 12 ans et plus. Les enfants de moins de 5 ans n’ont donc aucune obligation de port de masque

Et les autres tranches d’âge ?

Pour ceux qui ont entre 5 et 12 ans, l’usage est recommandé. S’ils vivent dans des environnements ou le virus circule de manière intense. Si un cas de covid19 a été signalé dans leur maison, le port du masque peut être recommandé. Pour les plus de 12 ans comme pour les adultes, le port du masque est recommandé. L’éducation et la sensibilisation sont des atouts majeurs pour protéger nos enfants. Le lavage des mains avec du savon doit être inculqué afin qu’ils puissent le faire autant que possible lorsqu’ils sont à l’école et à leur retour à la maison.

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Si les parents veulent quand même utiliser un masque ?

Il est important que les masques qui sont mis à la disposition des enfants soient ceux qui répondent aux critères fixés par le gouvernement en collaboration avec l’agence des normes et de la qualité. Qu’ils soient réutilisables ou jetables, le respect des normes est la seule garantie pour protéger les enfants mais aussi leurs parents une fois à la maison. Sur le plan économique, les masques en coton réutilisable sont des exemples à fournir à nos enfants pour la rentrée scolaire, s’ils sont normés

Propos recueillis par Elise Ziemine Ngoumou de Cameroon Tribune.

 

Plus connu sous le nom de kalaba au Bénin, au Togo, au Cameroun et au Gabon, kêw au Sénégal, bogoni au Mali, lokpo en Côte d’Ivoire et mabele au Congo, le kaolin, argile de couleur blanche, beige ou rose, est disponible dans tous les coins de rue en Afrique, sous différentes présentations : nature, fumée, salée, concassée.

Le kalaba comme on l’appelle communément, est de l’argile très appréciée par de nombreuses femmes, que l’on retrouve sur des roches sédimentaires. Au fil du temps, le kalaba est devenu un produit commercialisé et comestible. Les femmes qui en raffolent, sont en majorité de l’Afrique noire. Quelles sont les conséquences de la consommation de ce produit à long terme sur la santé de ces dernières ?

Dans les différents marchés, on en trouve de toutes les qualités. Rouge kaolin, fumé, et même salé. Et en fonction du goût, le choix est fait. Pour certaines femmes enceintes, le kalaba devient une formes de drogue tout au long de la grossesse, car difficile de s’en passer. Pour une autre catégorie, la consommation est journalière, et sert parfois de digestif après chaque repas.

Selon les consommateurs, qui sont pour la plupart des femmes, le kalaba réduirait les nausées chez les femmes enceintes, calmerait les crises d’ulcère et aurait aussi des propriétés anti-diarrhéiques. Ces consommatrices, pour la grande majorité, en sont devenues accros, incapables de résister simplement à  cause de son goût et son odeur de terre argileuse. Mais elles semblent ignorer les méfaits de la consommation au long cours du kalaba sur leur santé.

Selon un spécialiste en gynécologie, le kalaba n’est pas un produit comestible, car c’est de l’argile très mal digéré par l’organisme. Et les conséquences sur la santé à long ou à court terme, sont dangereuses et parfois même irréversibles. De ce fait, celles qui en consomment régulièrement se détruisent un peu plus chaque jour sans s’en rendre compte.

Consommer de façon régulière des substances n’ayant aucune valeur nutritive comme le kaolin, la craie, la terre, le papier ou le sable relève d’un trouble du comportement connu sous le nom du syndrome de pica Ce syndrome serait lié à une carence alimentaire ou affective. Il s’agit, dans la plupart des cas chez ces consommatrices friandes du kaolin, d’une addiction qui ne dit pas son nom. Comme une drogue, plusieurs femmes témoignent que l’envie de manger du kalaba est aussi forte que de vouloir prendre sa dose quotidienne de nicotine.

En effet, hormis l’anémie provoquée par cette argile, la consommation du kalaba, entraine aussi des ballonnements du ventre, ainsi que la constipation. Cette pâte est stockée quelque part dans l’organisme et peut à la longue provoquer des caillots de sang au niveau des reins. Et les trompes ne sont pas épargnées, car la consommation d’argile, peut boucher les trompes. Et ces femmes peuvent se retrouver avec une stérilité secondaire, ou encore la fragilisation de l’intestin.

Chez les femmes enceintes, le kalaba accroît le risque de retard de croissance du fœtus avec un faible poids de naissance et parfois même une mort du fœtus dans le ventre de sa mère, car anémie et grossesse ne font guère bon ménage. Plus tôt pendant la gestation, des cas d’avortements spontanés ont été imputés à cette habitude non-recommandable. Si le bébé arrive cependant à survivre, il peut également souffrir d’autres troubles psychiques et/ou de croissance par manque d’éléments nutritionnels dans le sang maternel et donc dans le lait maternel.

Il est conseillé aux femmes désireuses d’arrêter de consommer cette argile non nutritive, de jeter plutôt leur dévolu sur le chocolat noir. Croquant, celui-ci est capable donner à ces dernières le même plaisir en bouche. En dehors du chocolat, il est également conseillé à ces dames, que lorsque l’envie se fait sentir, de prendre une grande poignée de fruit à coque ou de flocon de maïs et d’en manger. Pour les plus sportives, de pratiquer une activité physique et sportive régulière.

Rappelons qu’à une certaine époque, l’argile servait à la fabrication des calebasses et des poteries cuites au four, à usage domestique ou culinaire. Certains masques du visage et du corps sont fabriqués à base d’argile. A cet effet, il serait donc plus raisonnable de continuer à les utiliser à ces fins, au lieu d’en consommer, tout en sachant que l’on s’expose à de graves soucis de santé.